L’infidélité n’est pas toujours aussi simple qu’on voudrait le croire

Il y a celui qui trompe.

Celui qui découvre.

Celui qui soupçonne.

Celui qui pardonne mais n’arrive plus à faire confiance.

Celui qui recommence alors qu’il s’était juré de ne plus jamais le faire.

Et derrière le mot « infidélité », il y a surtout des histoires très différentes.

Dans mon cabinet, je ne cherche pas à déterminer qui est le coupable et qui est la victime.

Je cherche à comprendre ce qui s’est passé, ce que cela provoque aujourd’hui et surtout ce que vous voulez en faire.

Vous avez été trompé ?

Et si c’est vous qui trompez ?

Rester ou partir ?

Après une infidélité, cette question arrive souvent très vite.

Est-ce qu’un couple peut survivre à ça ?Est-ce que je pourrai à nouveau lui faire confiance ? Est-ce que je reste parce que je l’aime ou parce que j’ai peur de partir ? Est-ce que je veux réellement sauver mon couple ?

Je me méfie des réponses toutes faites. Certaines infidélités conduisent à une séparation. D’autres obligent le couple à regarder des choses qu’il évitait depuis longtemps. Et certains couples parviennent à reconstruire une relation différente après la crise.

L’objectif d’un accompagnement n’est donc pas forcément de sauver votre couple. Ni de vous pousser au quitter. C’est d’essayer de sortir suffisamment de la colère, de la culpabilité, de la peur ou de l’urgence pour pouvoir prendre une décision qui vous appartient réellement.

Quand les images et les pensées tournent en boucle

Après la découverte d’une infidélité, certaines personnes sont particulièrement envahies par ce qu’elles savent ou imaginent. Des scènes se construisent dans la tête. Certaines phrases reviennent. On visualise son conjoint avec quelqu’un d’autre. On se compare. On cherche encore et encore à comprendre.

Dans ces situations, le travail thérapeutique peut également porter sur la charge émotionnelle associée à certains souvenirs, certaines images ou certains déclencheurs.

L’objectif n’est évidemment pas d’effacer ce qui s’est passé.

C’est de permettre progressivement à cet événement de ne plus occuper tout l’espace.

Retrouver confiance… mais pas seulement dans l’autre

Une trahison peut abîmer la confiance que l’on accorde à son partenaire. Elle peut aussi toucher quelque chose de beaucoup plus personnel.

  • Comment ai-je pu ne pas le voir ?
  • Qu’est-ce que l’autre avait que je n’ai pas ?
  • Est-ce que je suis encore désirable ?
  • Comment pourrai-je faire confiance à quelqu’un après ça ?

La reconstruction passe donc parfois par le couple. Mais elle passe aussi par soi. Retrouver confiance dans son jugement, dans sa valeur, dans sa capacité à poser des limites et dans sa capacité à aimer à nouveau sans vivre constamment dans la peur.

Comment je peux vous accompagner ? 

Il n’existe pas pour moi de protocole unique autour de l’infidélité. Nous pouvons travailler sur les ruminations, la culpabilité, les comportements qui se répètent, la perte de confiance, certaines blessures émotionnelles ou la difficulté à prendre une décision.

Selon votre situation, j’utilise différentes approches issues des thérapies brèves, notamment l’hypnose et l’EMDR. La photothérapie peut également être intéressante lorsque l’expérience vécue a profondément touché l’image et l’estime de soi.

Mais avant les outils, il y aura surtout une première étape : comprendre votre histoire.

Que vous ayez trompé, été trompé, ou que vous essayiez aujourd’hui de reconstruire quelque chose après une infidélité, vous pouvez venir en parler sans avoir déjà toutes les réponses.

Et surtout sans devoir commencer la séance en essayant de me convaincre que vous êtes quelqu’un de bien.

Ce n’est pas la question.

La question est plutôt : qu’est-ce que vous voulez faire de ce qui s’est passé maintenant ?